| CONFÉRENCE
SAINT-VINCENT-DE-PAUL |
« Lutter
contre la solitude »
Dans son ouvrage « Être là où ça
fait mal » notre président, Jean Cherville, fixait
les grands axes de l’action vincentienne pour ce début
de siècle : la charité de proximité,
le logement, la lutte contre la solitude.
La lutte contre la solitude est donc un
chantier majeur pour nous tous .
L’Insee distingue, dans le fait d’être
seul, trois états distincts qui ne se recoupent pas :
- La vie solitaire : habiter seul dans
son logement. Ceux qui « habitent seuls » montrent
en effet une plus grande perméabilité au sentiment
de solitude, mais ce sont aussi ceux qui se suicident le plus
fréquemment et qui consomment le plus de psychotropes
et d’alcool.
- L’isolement : celui des personnes
ayant peu de relations (par convention, quatre interlocuteurs
au maximum par semaine, hors relations professionnelles). Être âgé,
handicapé, peu diplômé, au chômage,
avoir des revenus modestes vont de pair avec l’isolement
relationnel.
- Le sentiment de solitude : cette impression
vague et cependant tenace d’être seul, non entouré.
Le veuvage et le troisième âge sont
les « meilleurs pourvoyeurs » de mauvaise
solitude. Les personnes malades ou handicapées, de même
que les immigrés souffrent généralement de
solitude aigüe.
La visite à domicile est l’une
de nos spécialités : elle demeure
la démarche fondamentale de ce que l’on appelle
la « charité de proximité » et
elle s’inscrit dans le sillage de l’esprit de nos
fondateurs.
Porter du charbon à une famille miséreuse
de la « Mouffe » à l’époque
de Frédéric Ozanam correspondait exactement au fait
d’apporter aujourd’hui à une personne en état
de « solitude » une présence, une écoute
et un accompagnement. Celui-ci sera fondé sur le respect
de la dignité de la personne et tendra à une remise
en confiance en soi par la personne elle-même, le Vincentien
se gardant bien d’imposer ses propres vues à la personne
visitée.
La recherche des personnes souffrant de la solitude
constitue notre première démarche. Souvent, ces personnes
ne se déclarent pas spontanément, car la solitude
mal vécue aggrave le repli sur soi et le sentiment d’isolement.
La solitude est un mal : elle doit être
combattue .
Le défi consiste à changer le sens
de la solitude : de mauvaise, la transformer en bonne et féconde
solitude.
Et nous !
que pouvons-nous faire ?
C’est pour attirer notre attention et nos
regards vers les autres que la société saint-Vincent-de-Paul
nous propose de ne pas oublier celles et ceux qui, proches ou à côté de
nous, souffrent de solitude ; en nous interrogeant sur cette
nouvelle pauvreté de notre temps, elle nous rappelle « qu’une
attention, un sourire, un geste, un peu d’amour, c’est
simple ».
À l'entrée de l’église,
un dépliant vous est
proposé. Il est gratuit. Il vous parle de la solitude. Il
vous propose de signaler les solitudes que vous connaissez et, pourquoi
pas ? de rejoindre l’équipe des bénévoles
qui essaient de combler ce vide.
Pour répondre à ces besoins, la
société Saint-Vincent-de-Paul apporte
aides et dépannages par des visites
à domicile ou à l'accueil (les lundi et jeudi
de 14h à 17h.)
29, rue Parmentier - Tél. O1 46 91 07 34.
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